Avec leur accord pour la publication, je livre
des témoignages de clients de thérapie et conseil en ligne qui permettent
aux personnes, qui réfléchissent sur
l'opportunité d'engager un travail par Internet de voir comment cela s'est
passé pour d'autres
aux clients "expérimentés" de comparer et
relativiser leur propre expérience
aux professionnels d'avoir des éléments
d'expérience de vécu
aux spectateurs d'avoir une vue plus
objective de ce qu'une personne peut vivre en thérapie.
Il s'agit d'écrits sollicités de ma part,
servant en même temps à la réflexion pour la personne, en fin ou en cours du
travail commun, destinés à parler de manière personnelle de sa propre histoire
dans une situation spécifique.
A toutes celles et
ceux qui se demandent si leur enfance a été bafouée par un viol; un viol arrivé
si tôt (entre 0 et 3 ans) qu'il n'y a que le corps à se souvenir!! Si tel est
vôtre cas et que ça vous ronge, il n'y a pas 50 moyens d'arriver à ses fins:
écoutez ce corps qui est le votre, lui il sait!!
Évidement c'est plus facile à
dire qu'à faire... La meilleure solution est selon moi, de travailler avec un
psy (seul ça me parait compliqué) qui vous aidera à décrire ce que votre corps à
ressenti. Il est important d'écouter les « blessures » laissées par ce viol.
Tant que vous ne leur aurez pas porté attention, elle vous « hanteront ». Ne les
niez pas, elles sont la preuve de votre vécu... Ce sont ces mêmes blessures qui
sont la clé de la libération!!
Ne vous attendez pas non plus à
connaître la vérité, ce n'est pas possible votre cerveau n'a pas pu
« enregistré » puisque vous étiez trop jeune. Ce qui est essentiel ce n'est pas
de savoir qui, comment, où, pourquoi, mais de pouvoir affirmer avec certitude
que vous avez été violé!! C'est ça qui vous libérera!!!
E..., violée à l'âge de 2 ans, « libérée » à
26!!
Pour celles et ceux qui veulent plus de
détailles...
J'ai décidé de voir Willi car j'avais besoin
de « poser mes valises ». Je savais que parler me demanderai courage et volonté
mais que c'était la façon d'alléger mon « porte chagrin ». C'était l'été
dernier. (A ce moment je n'étais pas prête à traiter la question du viol.) Alors
j'ai « pris le taureau par les cornes », je lui ai envoyé un message expliquant
mon histoire, ainsi que le besoin de me confier. Je cherchais des solution pour
pallier à mon problème relationnel en général et à ma sensibilité durcie, au
fait que j'étais toujours sur la défensive. Il m'a répondu disant qu'on pouvait
faire une 1ère séance test pour voir si ça me convenait...
On se « voyait » 2 à 3 fois par semaine. J'étais demandeuse même si parfois je
ne savais pas quoi dire. Dans ces cas là, Willi me conseillait de décrire ce que
mon corps me « disait », les sensations du moment. Pour ça, je fermais les yeux
et je qualifiais mon ressenti: c'est chaud, anguleux, vieux, rouge, noir, ça
monte, ça descend, etc... Ça parait enfantin mais peut importe, ça symbolise
plein de choses, ça ouvre sur une nouvelle introspection. Ce n'est pas toujours
facile de mettre des mots sur des sentiments mais c'est important, c'est ça qui
est libérateur!!
J'ai du faire peut-être 6-7 séances en 15j. Sur la fin la question du viol m'est
venue et j'en ai fait part à Willi mais je ne voulais pas la traiter tout de
suite... Je voulais « aller » avec cette nouvelle introspection que j'étais la
plus petite des poupées russes cherchant à s'épanouir, à grandir, à prendre sa
place...
Et puis
dernièrement l'idée de perdre un homme que j'aime finalement, m'a fait me poser
une question: Qu'est ce qui me blesse dans le refus de cet homme? perdre sa
personne ou perdre ce que j'avais acquis avec lui? Il était clair que s'était la
2ème solution. J'ai confiance en lui, il respectait mon corps...
J'ai alors de
nouveau contacté Willi qui n'a pas été surpris. Je lui ai dis que je voulais
traiter le doute du viol. J'ai raconté en bref mes quelques relations avec les
hommes que j'ai pu avoir. La difficulté à me laisser aller, à me donner.
L'absence du plaisir sexuel. Évidement, ce n'est pas simple à faire... Il m'a
demandé si ce n'était pas un problème « mécanique ». Non, je lui ai dis avec
assurance « Je sais!! ». Sous-entendu, je sais que le problème est d'ordre
psychosomatique. Et je me suis mise à pleurer...
Willi: Que traduisent ces larmes?
Moi: L'estime de soi!
Willi: Comment ça?
Moi: Satisfaction personnelle
Willi: Faites une phrase...
Moi: Je suis contente de moi!!!
Le fait d'admettre
que j'ai subi un traumatisme sexuel c'était le début de la libération...
Willi m'a dit
qu'on peut avoir une sensation de viol en ayant été « simplement » spectateur
d'un acte de cet ordre. Étant la sœur de 2 personnes abusée, je me suis dis que
j'avais peut-être assistée à leurs souillures...
Dans une 2ème
séance, j'ai qualifié la sensation que j'avais à cet instant: c'est situé dans
le haut du ventre, ça part des côtes droites et ça va jusqu'aux côtes gauches.
C'est chaud, lisse, et ce n'est pas à sa place d'origine. Ce « truc » à été
poussé vers le haut, ignoré... Il évolue lorsque je parle de lui, il bouge,
reprend sa place initiale.
J'ai pleuré à nouveau..., et ressentais la même satisfaction et une certaine
force mentale!
Je me sentais « vidée ».
Il y avait encore une douleur que je n'avais pas traiter. Je voulais donc revoir
Willi...
Ne ressentant pas
cette douleur pendant nos échanges, je l'ai écouté lorsqu'elle était présente et
je l'ai décrite par écrit:
1ère sensation:
« Ça se passe à l'entrée du col, au cœur d'un corps vivant, sur
le seuil de la maison d'un bébé... C'est comme un « conduit » qui ressemble à un
bout d'intestin dans la texture, la couleur, la température, mais différent de
par sa taille. C'était quelque chose d'un diamètre plus important, qui s'adapte
en fonction de ce qui circule dedans, mais là c'est comme s'il y avait une bague
à l'extérieur de ce conduit qui l'empêchait de se dilater. Du coup ce qui
circulait dedans passait en forçant, en douleur...
2ème sensation:
C'est comme un orifice, gros comme une pièce d'1 euro peut-être
au travers duquel on veut faire passer quelque chose. Mais ce quelque chose est
au moins gros comme une pièce de 2 euros. Et on force à le rentrer... Ce quelque
chose prends l'aspect d'un pieu jaune or autour duquel les parois se resserrent
pour refuser l'intrusion de ce corps étranger mais le pieu à plus de force alors
il entre... Les parois sont très crispées, très recroquevillées sur ce corps
étranger ce qui accentue encore plus la douleur... Le corps étranger reste dans
cet orifice, il ne cherche pas à sens dégager, comme si lui était bien de-dans
et se foutait de ce que pouvait ressentir l'orifice!!! Et il y a que le lui à se
souvenir!!!
Je ne crois pas que ce traumatisme soit la conséquence d'un
« spectacle » sexuel dégueulasse, il est la conséquence d'un acte de viol!!! »
Et j'ai eu
quelques larmes. A ce moment j'ai su que je n'aurai plus besoin de Willi.
Durant le 3ème et
dernière séance, j'ai lu ce que m'avait « dit » cette douleur sans difficulté
puisque elle était déjà « digérée ». J'ai pu dire sans nœud dans la gorge que
j'ai été violée.
N'attendez pas de
Willi qu'il vous donne les solutions aux maux de vôtre âme, c'est vous qui les
avez. Il nous guide simplement dans la « visite » de nous même...
Ça demande un
investissement personnel d'aller chercher ces réponses au cœur de notre corps,
mais on a rien sans rien et le dépassement continu de soi même est la source de
tous les bonheurs!
Le plus dur ce
n'est pas de « déballer notre linge sale » à Willi, c'est de prendre contact
avec lui. Quelque soit les raisons qui vous amène à vouloir vous confiez dites
vous bien quelles sont toutes valables et que si votre cœur s'emballe c'est
qu'il a quelque chose à vous dire, écoutez-le! Commencez par là!!!
Le seul bémol
c'est d'être réduit à l'état de client qui consomme un service, et donc
d'admettre aussi que les maux de nôtre âmes sont des produits... Mais c'est le
prix à payer pour aller mieux! Il appartient à chacun de choisir...
Le plus dur
lors de ma dépression a été de prendre conscience de mes problèmes et
d’avoir le courage de les exposer à une personne extérieure. Pour des
raisons géographiques, je me suis tourné vers la psychologie en ligne et ai
découvert
www.therapie-en-ligne.com parmi un grand nombre de sites au contenu plus
ou moins sérieux.
J’ai très
rapidement pris contact avec Willi par courriel, sa réponse ne s’est pas
fait attendre et m’a donné l’impression d’une personne professionnelle,
accueillante et qui veut faire avancer les choses, ce pourquoi je m’étais
également tourné vers lui !
Dans un
premier temps, nous nous sommes entretenus sur ICQ, puis par téléphone. En
effet, j’ai très rapidement eu besoin de m’exprimer plus spontanément et
avoir un contact plus direct avec cette personne qui savait me mettre à
l’aise, écouter et reformuler de manière très parlante ce qui me faisait
souffrir et que j’avais du mal à exprimer.
Grâce à ce
travail d’accompagnement effectué lors de cette réflexion sur moi-même, je
me sens aujourd’hui beaucoup mieux et m’accepte comme je suis. Je suis
conscient de faire certaines erreurs mais je perçois « l’échec »
différemment. Tout n’est pas parfait et ne le sera jamais, chose que j’ai
découverte grâce à ces entretiens ! Je vis donc avec mes problèmes, erreurs,
soucis… qui font partie intégrante de la vie au même titre que les « bonnes
choses ».
-a réussi à faire
prendre conscience que des sentiments tels que la jalousie, la colère…
n’étaient pas honteux.
-Sa sérénité a
redonné un peu de calme à ce qui bouillonnait.
-A su provoquer
une réflexion personnelle et un retour sur soi.
-A redonné
confiance.
Sentiments éprouvés pendant les séances :
Au tout début, une gêne de se « mettre à nu », on se sent devenir tout
petit. Puis peu à peu une confiance s’installe et on se dit : « tiens !
quelqu’un m’écoute » « quelqu’un s’intéresse à moi ! » et on se laisse
aller.
Sentiments éprouvés après chaque séance :
Une certaine nervosité, un trouble qui perturbe les nuits, un besoin de
faire le point et de remonter aux sources. Une prise de conscience que cette
déprime était inéluctable : la goutte d’eau a fait déborder le vase. Une
certitude : agir.
Réactions :
Des moments d’euphorie ont ensuite succédé à des moments de profonds
découragements.
Des réactions épidermiques : seuls moyens( pour le moment ) de « vider son
sac », seul moyen de faire prendre conscience au conjoint qu’il a trouvé les
limites.
Actions :
C’est ce qui reste trouble et qui doit être mis en place pour que la
guérison soit totale.
Conclusions :
Une prise de conscience de ne pas avoir honte de ses sentiments.
Reprendre confiance en soi.
Que le chemin est peut-être encore long : c’est une période de
convalescence.
Quand j'étais à la recherche de quelqu'un
qui pouvait m'aider à faire le point et à m'unifier, il y a quelques mois,
je savais parfaitement ce que je ne voulais pas: être un instrument docile
dans les mains d'un fanfaron avec des œillères (spécimen qui me semble être
particulièrement répandu en Allemagne...). Comme l'Internet est un moyen
parfait pour filtrer en un rien de temps ce dont l'on a besoin, et pour
faciliter aux timides un premier contact, je rentrais alors dans plusieurs
moteurs de recherche: "au secours". "conseils online", "psychologie
humaniste".
J'ai eu de la chance car je tombais sur le
site
www.therapie-en-ligne.com, qui représentait ce que j'avais tellement espéré
(l'écoute sans manipulation et un cadre bienveillant et encourageant);
d'autant plus parce que je trouvais une description brève des idées
philanthropes de C. R. Rogers qui me mettaient à l'aise. Double chance: je
pouvais m'exprimer en allemand et en français, bien que j'aie finalement
opté pour le français, l'allemand s'avérant trop encombrant pour les
affaires de cœur.
..J'ai mis longtemps à réaliser que mon
thérapeute est loin de me reprocher quoi que se soit... Nous entamions nos
échanges au début par courriel car je n'avais pas les moyens de télécharger
le logiciel ICQ qui permet un dialogue direct. Une thérapie réduite à
l'échange de e-mails est malheureusement soumise à beaucoup de malaises, de
mauvaises interprétations et malentendus des deux côtés dus aux décalages
des réponses et à mon changement que mon thérapeute ne pouvait pas tout à
fait comprendre à distance. Puis, le manque de gestes, d'une voix, d'un
visage n'arrangeait pas les choses. Il s'agissait d'un climat qui ne
permettait une évolution qu'au ralenti et que même une rencontre réel (pour
nous donner une idée l'un de l'autre, malgré les quelque 1000 km entre nous)
ne pouvait pas tout à fait améliorer. Je me suis sentie tantôt comprise et
touchée par cette compréhension sensible, tantôt totalement repoussée,
c'était comme une douche froide.
Il a fallu délimiter le cadre de la
relation thérapeutique... J'accorde une importance essentielle à la
dimension corporelle, à me retrouver "dans une réalité de compassion". Ce
n'est donc seulement qu'après quelques séances sur le chat direct que j'ai
enfin ressenti ce grand soulagement d'être non seulement acceptée de la part
de mon thérapeute, mais d'avoir le droit d'être telle que je suis. Ce qui me
frappe est que, même lors de la lecture des livres de C. R. Rogers ou sur l'ACP,
je n'ai jamais su me brancher sur ce niveau profond de compréhension de
moi-même. Rogers aurait certainement dit "normal, le secret est la relation
thérapeutique"...
.. Depuis ce moment, je peux dire que
j'avance nettement, même si je n'ai pas tous les jours le courage de me
livrer à mes problèmes, et que je suis déçue quand la séance hebdomadaire
sur ICQ ne tombe pas sur un moment révélateur (qui peut, néanmoins, suivre
quelques jours après).
Je suis embarquée - vulnérable et
incertaine, mais séduite par le chemin d'une meilleure humanité.
J'ai bien mis une année avant de me décider
à suivre une thérapie. Mon amie m'avait parlé des idées de C. Rogers, mais
je n'avais pas le courage de parler en présence d'une personne que je ne
connaissait pas. Elle m'a dit alors qu'il était possible de suivre une
thérapie en ligne, par E-Mail ou Chat.
Je me rends compte à posteriori que cette
méthode dépend non seulement de la personnalité du client mais aussi de
celle du thérapeute. Comment allais-je arriver à me confier alors que je ne
savais pas à qui j'allais m'adresser? De quelle façon m'approcherait-on?
Comment faire ressentir ce que je voulais dire et que je ne comprenais pas
moi-même? Etant quelqu'un qui porte beaucoup d'importance au regard,
toucher, à l'odeur, je n'en étais pas très sûr, mais j'avais besoin d'un
premier contact, d'une aide, d'un starter pour essayer de me comprendre.
Je fis donc appel à une thérapeute
travaillant selon la méthode de C. Rogers. Je lui fis parvenir un E-Mail en
lui demandant de m'aider. La réponse fût prompte, sensible, sympathique.
Elle voulût d'abord savoir qui j'étais, ce que je faisait dans la vie, des
détails sur ma famille, etc. Ce fût alors que je vidais mon sac, je me
confiais à elle mes peurs, mes difficultés en écrivant absolument tout ce
qui m'était important. Les réponses ne me satisfaisaient pas pour plusieurs
raisons: quand j'écris un E-Mail ou bien une simple lettre, je veille à ce
que celle-ci soit structurée de façon à ce que la personne qui la lise
COMPRENNE vraiment ce que je veux dire, qu'elle puisse réagir adéquatement,
que la réaction soit positive ou négative. J'attendais une réflexion de ce
que je voulais faire passer. Je savais qu'il se passait quelque chose en
moi, mais je n'arrivais pas à le traduire et c'était ce que j'attendais de
cette thérapie. J'eus souvent des réponses du genre "Stream of Consciousness".
Des phrases contenant beaucoup de points de suspension, j'avais simplement
l'impression que les mots étaient "jetés" sur le papier. Ce qui ne voulait
absolument pas dire que je lui reprochais d'être désintéressée, au
contraire. Je ne savais pas comment réagir vis-à vis de telles phrases. TOUT
ce que j'écrivais me faisait mal. A la fin d'un tel courrier, j'étais vidé
mentalement. J'attendais une réponse m'allant au cœur. Je n'attendais pas de
directives mais un mot, une phrase me permettant de m'ouvrir une voie. Je
lui ai une fois dis que j'avais l'impression d'être allongé sur un sofa et
de parler à Freud. Je crois que j'avais envoyé une flèche empoisonnée et je
lui demandais de réagir. Préférant d'emblée un contact plus direct, je lui
demandais s'il était possible de communiquer par Chat. Elle me répondit que
ça n'était pas son truc, que le Chat était bien pour parler de la pluie ou
du beau temps, pour draguer (ma réaction:??????). Il lui était très
important de prendre son temps pour répondre à mes E-Mails, de me ressentir.
Je respectais cette réponse mais je n'étais pas assez stable psychiquement
pour "attendre".
Je me décidais donc de suivre une thérapie
en contact direct avec le thérapeute. Pour cela il me fallait attendre 6
semaines... J'avais peur de "péter les plombs", je ne pouvais pas attendre
jusqu'au premier rendez-vous. Afin de surmonter ce laps de temps, j'essayais
quand même avec un autre thérapeute de communiquer par E-Mails.
Ce fût une toute autre approche: en cinq
échanges par E-Mails, il avait réussi à me faire prendre conscience de ce
qu'il se passait en moi, j'étais passé du niveau 1 au niveau 5 en étant très
conscient de ce qui m'arrivait. Les réponses étaient rapides, touchantes, il
me ressentait. Rien que ce fait me troublait, mais je pouvais réagir, je
pouvais faire passer ce que je ressentais. Ce fût une phase très dure. Lors
de notre dernier échange par E-Mail, nous avons tous les 2 remarqué que nous
n'étions plus synchronisés sur certains faits, et il me demandais si j'étais
intéressé par un Chat direct. C'était pour moi un passage naturel à une
méthode plus directe, ce qui m'intéressait encore plus. Nous eûmes 2
échanges par Chat d'une durée de 25 minutes chacun. Le Chat direct est
d'autant plus intéressant qu'il permet d'éliminer les malentendus tout de
suite afin de poursuivre le dialogue sans accrochages. Mon seul problème fût
le temps. Je voulais dire beaucoup et je jetais incessamment un coup d'œil
sur ma montre. Je me sentais un peu sous pression, comme la personne qui a
mis de l'argent dans un parcmètre et qui se rend compte qu'elle n'a plus que
5 minutes avant l'infraction. Mais je dois dire que le contact par Chat est
beaucoup plus intensif que par E-Mail.
Je vais bientôt commencer ma thérapie
directe avec une thérapeute non seulement "rogérienne" mais aussi "gendlinienne"
et suis certain que les précédentes formes de thérapie m'ont donné une
structure solide afin d'approcher cette nouvelle expérience
Suite Client C
Il y 6 mois, je commençai une thérapie selon la méthode de l'approche
centrée sur la personne. Je m'étais décidé pour une thérapie sur Internet,
en Chat avec ICQ. Il y a quelques jours, j'ai relu mes premiers entretiens.
Je fus horrifié par ce que je venais de lire. Il m'a fallu du temps pour
comprendre que j'étais cette personne qui écrivait ces lignes, une personne
au bord du gouffre avec en elle une souffrance incommensurable. Je dois dire
que cette lecture m'a mis un coup de blues, mais il n'était pas question
pour moi de m'attarder là-dessus. J'ai été pendant longtemps une personne
percluse de doutes, même avant ma thérapie. Un écorché. J'ai menti, raconté
des histoires fantaisistes, joué un rôle, celui du comique der service, mais
le clown était toujours triste après la représentation. Je voulais toujours
être au service des autres, aider, être là. C'était comme un besoin. Mais je
n'avais jamais eu en retour ce que j'attendais: de la compréhension, de
l'attention. Ce qui ne v eut pas dire que j'étais malheureux. Je jouais
encore et encore, mais je ne me connaissais pas. Lors d'un choc émotionnel
et d'une fatigue psychique qui m'avait ôté toutes mes facultés, je fus
orienté par mon amie sur le chemin de l'approche centrée sur la personne. Je
découvris que l'âme est encore plus compliquée que je ne le croyais. Je suis
aussi une thérapie directe avec la méthode focusing. Ce fût la première fois
que l'on fit sortir des images de ma conscience, je voyageais dans mon moi
et ressentais mon corps réagir à ces images. Je suis reparti en tremblant et
les larmes au bord des yeux. Ce n'était pas un mal, mais plutôt un
soulagement que je ne pouvais pas interpréter avec des mots. Je suis, et
j'essaye d'être à l'écoute de mes proches, pas toujours facile mais
possible. Mes peurs deviennent peu à peu des obstacles franchissables. Je ne
suis pas encore prêt à tout affronter et chaque moment de doute me freine un
peu pour me faire repartir avec de l'espoir.
J'ai fait la connaissance avec Willi Roes en lisant sa thèse sur
Psycho-ressources. Sa démarche m'a intéressé et surtout remuée au fond de
moi. Travaillant seule chez moi pour améliorer mon couple, mes lectures me
laissaient insatisfaites et surtout peu sûre que mes insistances à sauver
cette relation ne cachait pas en fait une grande peur et insécurité.
Rendez-vous pris avec Willi pour un premier entretien sur icq, là j'ai
avancé très vite. Les prises de consciences se sont déroulées sur 3
entretiens espacés d'une semaine chacun.
Au début, j'étais très très mal, déroutée par cette relation
quasi-conjugale qui prenait l'eau de toute part, et au fil de mes phrases
échangées avec le thérapeute, je me suis découverte, j'ai appris à rire de
moi et de mes émotions. J'ai fait le bilan bien malgré moi, et suis arrivée
à comprendre que cette relation n'avait que trop duré, et surtout était la
cause de mon mal être.
J'étais arrivée à me retrouver, et à me pardonner de m'être tant fait de
mal.
Ces entretiens m'ont permis personnellement à me recentrer sur moi et non
plus sur l'autre, et à vivre mes émotions autrement.
J'ai arrêté les séances par problème financier insoluble, mais je sais
que si j'en ai besoin je trouverais l'écoute et l'aide professionnelle dont
j'ai besoin. D'autre part, j'ai trouvé aussi en plus de la relation
professionnelle une vraie écoute, où le problème financier passe au deuxième
plan, une qualité relationnelle vraie.